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Irene Stefani, une grande dame

Consolata

Dreamweaver CS3Irene Stefani a été une grande dame non seulement pour la communauté des sœurs de la Consolata, mais également pour l’Afrique. Elle est née à Brescia en Italie en 1891 et elle est décédée à Ghekondi au Kenya en Afrique en 1930. Elle n’avait que 39 ans, mais 39 années vécues si intensément!

Elle a été une des premières missionnaires (sœurs) de la Consolata, qui, à l’école de sainteté, guidée par le bienheureux Joseph Allamano, a parcouru les chemins de la charité héroïque jusqu’à donner sa vie pour  la proclamation de l’Évangile. En 1911, à vingt ans, elle quitte pour toujours Anfo, petite ville de la région de Brescia au nord de l’Italie, où elle était déjà reconnue comme « l’ange des pauvres ». Vers la fin de 1914, elle accepte avec courage de partir pour le Kenya, en Afrique de l’Est, dans ce champ d’action que l’Église avait confié aux Missionnaires de la Consolata. Avant de quitter l’Italie elle prononça ainsi ses premiers vœux religieux : « Seulement Jésus dans ma vie! Tout avec J.sus! Toute à Jésus! Tout pour Jésus! »

Arrivée sur les côtes du Kenya le 30 janvier 1915, chez les Kikuyu, elle découvrit une extrême pauvreté, l’isolement et la fatigue. Elle a fait beaucoup d’efforts pour apprendre cette nouvelle langue, pénétrer cette nouvelle culture et combattre les préjugés. Mais, avec beaucoup de spontanéité, elle ouvre son cœur à tous. Elle est une femme humble, ardente dans la foi, dans la charité, invincible dans l’espérance qui annonce que Jésus est le Fils de Dieu, le Sauveur des hommes.

Peu de temps après son arrivée au Kenya, les premiers signes de la première guerre mondiale se font sentir aussi dans les possessions coloniales anglaises et allemandes. Du mois d’août 1916 au mois de janvier 1919, elle a été infirmière de la Croix rouge dans les hôpitaux improvisés pour les troupes d’environ 300 000 indigènes, qui avaient été mobilisés par les Anglais, au Kenya et en Tanzanie, pour défendre et élargir leurs frontières. Sœur Irene qui s’émeut facilement et est pleine de miséricorde, se retrouve parmi les recrues africaines et passe jours et nuits dans les grands hangars très pauvres où s’entassent, parfois, de mille à deux mille blessés. Les épidémies sont au rendez-vous, les médicaments et l’assistance professionnelle manquent. Sœur Irene, par des gestes de charité et d’amour, arrive à surmonter les difficultés et fait dire à la médecin en chef qui l’observait : ‘Cette sœur n’est pas une créature humaine, c’est un ange! » À la fin de la guerre, elle est retournée parmi les Kikuyu du Kenya où elle s’est consacrée à l’évangélisation avec une passion apostolique sans pareil. Elle était à la fois enseignante, infirmière, sage-femme et assistante sociale.

À 39 ans, voyant les besoins immenses de la mission, et de plus en plus consciente de sa propre impuissance, sœur Irene sent de plus en plus l’appel intérieur d’offrir le sacrifice suprême de sa vie pour l’avènement du Règne de Dieu. Deux semaines plus tard, à Ghekondi, en assistant un malade souffrant de la peste qui meurt dans ses bras, elle contracte la maldie qui, en peu de jours, l’emmènera aussi dans la mort, victime de sa charité héroïque.  Les gens étourdis et consternés par cette triste nouvelle, surmontant la superstition et la peur des morts sont accourus en masse pour revoir une dernière fois son visage. C’était le 31 octobre 1930. Aujourd’hui, sa dépouille mortelle repose dans l’église de la Santissima Consolata  à Mathari dans le diocèse de Nyeri au Kenya.

Elle fut une grande missionnaire, une missionnaire de la Consolata. Là où il y avait la méfiance envers l’étranger elle savait ouvrir le chemin par des gestes de charité tellement généreux et inattendus que les Africains lui avaient donné avec affection le nom par lequel on se souvient d’elle : Nyaatha, la mère miséricordieuse.

Elle n’avait peut-être pas la même couleur de peau que les femmes africaines, mais elle avait le cœur d’une maman africaine.  Missionnaire au regard attentif, face à la maladie, aux réalités sociales, à la guerre, à la pauvreté, elle ne restait pas indifférente. Elle volait au secours de ceux qui souffraient pour leur porter la consolation, une parole d’encouragement, une caresse, un geste de bonté.

Tout comme tant de femmes africaines elle a connu la fatigue, les longues marches en forêt, le dur labeur… Elle aussi pouvait bien dire : « Je me suis faite toute pour tous, pour sauver à n’importe quel prix quelqu’un. » L’Évangile était sa raison d’être. Elle a tellement fait que l’Église, avec admiration, reconnaît son héroïsme dans sa façon de vivre l’Évangile comme femme consacrée à Dieu et à la mission.

À Ghekondi au Kenya, où Irene est décédée et est allée à la rencontre du Seigneur, une femme de l’endroit affirme : « Pour nous, sœur Irene est plus qu’un de ces saints que nous implorons avec détachement parce qu’elle a été un témoin, une femme qui a vécu pour témoigner la Bonne Nouvelle de Jésus parmi nous. Nous avons perdu une grande sainte, disaient les gens lorsqu’elle est décédée ».  Une catéchiste ajoute : « Nous nous sommes demandés qui étaient  les modèles que la communauté de Ghekondi voulaient se donner aujourd’hui?  Nous avons cru que sœur Irene était plus signifiante pour cette communauté que n’importe quel autre saint. Les jeunes d’aujourd’hui peuvent voir les écoles dans lesquelles elle a œuvré, ils peuvent accueillir le message que son enseignement y a laissé.

Sœur Irene, la « secrétaire des pauvres », continue aujourd’hui sa course missionnaire par les routes du monde entier en répondant à tous, non plus à la faible lumière d’une lanterne à pétrole, mais à la lumière claire et forte des cieux de Dieu.

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