banner

Cliquez ici pour faire un
don en ligne.

Faites un don

Cliquez ici pour vous inscrire à notre infolettre.

inscription infolettre

 


 

 

 



 



theme

Nous avions 15, 16 et 17 ans.

Jacques Pelletier

Octobre 2012 : rencontre des anciens du Collège Saint-Pierre

Le 5 octobre dernier, 22 anciens étudiants  du Collège Saint-Pierre installé à Saint-Jérôme dans les années 60, puis déménagé à Oka, puis redéménagé au Pavillon Consolata de Cap-Rouge se sont retrouvés pour une rencontre amicale. Ils répondaient à l’invitation de Me Fernand Deveau, du Père Nelson Lachance IMC, et de l’abbé François Baril, ce dernier nous accueillant dans sa paroisse de Montréal.  Dans les années 60, nous avions 15-16-17 ans. Nous sommes pour la plupart maintenant des retraités  ou sur le point de l’être. Que de souvenirs après plus  de cinquante ans. Que de surprise à ne pas pouvoir mettre un nom sur un visage, à chercher sous un crâne chauve et un physique bedonnant notre ancien collègue de collège.  La rencontre fut merveilleuse,  agrémentée  d’un repas bien arrosé, d’un diaporama nous ramenant à ces années de collège, des chansons de Bernard Dauray et Gaston Germain, notre «doyen», de la visite surprise du Père Gilles Allard.
Après la rencontre, je me suis posé la question suivante : pourquoi ce groupe de 22 étudiants vient-il surtout des années de Saint-Jérôme ? Que s’est-il passé là pour que nous ayons ainsi le goût de nous retrouver ? Je pense que nous avons été éduqués dans l’esprit du Père Eusèbe Ménard. Je vous rappelle un peu les faits. Le Père Ménard, franciscain, ouvrait à Montréal dans les années 50 des séminaires pour «vocations tardives» : il accueillait de jeunes adultes qui n’avaient pas suivi le parcours régulier des séminaires. Certains de ces  séminaristes ont rejoint les Missionnaires de la Consolata, que l’on pense aux Pères Allard, Audet, et Fernand Delage. Le Père Ménard a ensuite ouvert le Collège Saint-Pierre pour donner une chance à des jeunes  qui avaient  une idée de «vocation»,  de suivre un cours classique  même si  leurs  parents n’avaient pas les moyens pécuniers pour payer cette formation ; c’est notre groupe.  Notre collège n’avait rien de «classique». Il vivait de la charité de bienfaiteurs. La nourriture était quêtée par l’abbé Massicotte (qui vient tout juste de mourir), et ensuite par le Frère Joseph IMC.  Les professeurs n’étaient pas les plus qualifiés, mais les cours n’étaient pas l’essentiel de la formation. Nous étions une centaine de pensionnaires à vivre une fraternité dans un «système d’équipe». Nous étions divisés en groupes de 12 personnes, avec un chef et un sous-chef.  Nous mangions en équipe, dormions en équipe, faisions du sport en équipe, donnions des soirées d’amateurs en équipe. L’équipe était le lieu de la prise de responsabilité, de la participation à la vie commune, au partage.  L’image qui me vient pour qualifer cet environnement : nous étions dans une «colonie de vacances». Le Collège  faisait plus que de donner des cours; il  visait l’éducation de futurs citoyens engagés dans leur milieu, de futurs croyants. Certains ont rejoint les Missionnaires de la Consolata : les pères Morneau, Larose, Lachance, et moi-même pour un certain temps. François Baril est allé au Diocèse de Montréal, Ghislain Tremblay  est entré chez les Oblats. Pour les autres, chacun a suivi sa voie.

De quoi avons-nous parlé lors de cette rencontre ? Très peu de ce que chacun a fait comme travail.  L’important, c’est ce que nous sommes devenus comme personnes, et comment nous avons réussi notre vie (au lieu de réussir dans la vie)… De retrouver l’autre, ce qu’il était et qu’il est toujours, après 50 ans. Quelle joie que cette rencontre. Et que de souvenirs nous avons ressassés : les professeurs DaSylva, Carrier, Massicotte, Périssin, Rancourt, Fasciano, etc.  Les Pères Mendes, Redighieri, Valperga, Allard, Mariani. Soeur Claire, Mademoiselle Leblanc. Ti-Rouge et sa jument. Et tant d’autres bons moments.

Merci encore aux organisateurs qui ont mis temps et énergie pour nous retracer, nous inviter, et permettre cette rencontre. Merci pour la présence du Père Allard : quelle agréable surprise de le revoir, malgré sa condition physique. Bravo pour les photos anciennes et le diaporama.  Nous nous sommes laissés et se promettant de revenir l’année prochaine, si Dieu le veut…

retour

conception gcrete 2010