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Mesures d’urgence pour les réfugiés et les déplacés
Paroisse de Campi Gerba, diocèse de Isiolo, Kenya

Stefano Camerlengo, IMC

Dreamweaver CS3« Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis… le mercenaire les abandonne et s’enfuit… »
Jn 10,11-18

Étant présentement en Côte d’Ivoire pour la Conférence régionale et pour la visite communautaire, j’ai reçu des nouvelles inquiétantes sur la situation dramatique et urgente qui prévaut à la paroisse de Campi Garba dans le diocèse de Isiolo au Kenya, où travaillent deux de nos missionnaires, les pères Simon Wambua et Pietro Tallone.

Dans un esprit d’appartenance familiale et dans le but d’inviter tout un chacun à manifester à nos missionnaires notre présence, je voudrais vous exposer brièvement la situation dans laquelle ils sont appelés à vivre la mission avec ceux qui sont victimes des abus et des raids mortels.

Nos missionnaires savent que les tribus nomades du nord du Kenya s’affrontent souvent, parfois même de manière violente, pour la possession du bétail et pour s’assurer un droit au pâturage.

Récemment, comme l’explique très bien le père Gigi Anatanoli dans un article publié dans la revue Missioni de mars 2012, les intérêts politiques locaux ont transformé la cohabitation traditionnelle des diverses tribus en oppression et en violence et ils ont enlevé aux peuples nomades les terres, dans le but de s’enrichir en conformité avec les forces économiques internationales.      

Dans un récent rapport de la Commission justice et paix du Kenya on a écrit que du mois d’octobre 2011 à aujourd’hui, à trois reprises, les Borana ont attaqué les Turkana, tuant 20 personnes, détruisant 150 habitations, brûlant les cultures et dispersant les troupeaux de chameaux.

Les survivants ont trouvé refuge dans les écoles, les églises, les chapelles de la mission et dans les camps de réfugiés mis en place dans la paroisse. D’autres ont fui vers des villages voisins considérés plus sécuritaires.

On évalue à 3 300 le nombre de réfugiés dans la paroisse.

La situation est dramatique dans les camps de réfugiés : l’aide gouvernementale est nettement insuffisante, les gens ont peur d’aller dans cette zone, l’essentiel manque, l’eau, ce qui augmente les risques d’épidémie et de mort, surtout pour les plus vulnérables, les enfants.

Compte tenu de la situation, je veux tout d’abord assurer notre soutien à nos deux confrères, les pères Simon et Pietro, et par leur intermédiaire, aux milliers de réfugiés. Je le fais par la prière et, par dessus tout, en union à leur sacrifice et à celui de Notre Seigneur dans la célébration de l’Eucharistie.

Je souhaite que sous peu on puisse voir s’asseoir à une même table les chefs des partis qui sont en conflit afin qu’ils en viennent à un accord de paix, de réconciliation et de pardon et que revienne au plus tôt une proximité pacifique dans le plein respect des droits de chacun.
Je crois qu’il est de notre devoir de faire connaître la situation en utilisant les divers moyens de communication, tous les outils mis à notre disposition, pour démasquer et dénoncer les provocateurs qui fomentent impunément cette situation sur le dos des pauvres.

Les moyens de communication sont avant tout des outils efficaces pour encourager les gestes de solidarité et de soutien réel qui aideront nos missionnaires à répondre efficacement aux situations d’urgence dans les camps de réfugiés.

Ces jours-ci, la liturgie nous parle du « Bon Pasteur », qui, contrairement au mercenaire, ne fuit pas devant le danger (Jn 10, 11-18). Un modèle à imiter aujourd’hui pour mieux vivre la mission avec les pauvres, en nous laissant profondément imprégner par ce que vivent ceux à qui nous annonçons l’Évangile. Dès les premiers jours,  notre Bienheureux fondateur a toujours proposé avec ardeur à ses missionnaires : «  Vous devez avoir le cœur rempli de charité ».

Cet appel doit, dans toute sa pertinence,  se manifester à une humanité, qui, de toutes sortes de façons est blessée, offensée et souffrante, comme c’est le cas à Campi Gerba ou à d’autres endroits où travaillent nos missionnaires.

Notre Dame de la Consolata, protège nos missionnaires, donne-leur le courage de la prophétie et fais-en des hommes de paix et de réconciliation. À l’exemple du Bon Samaritain, aide-les à verser sur les blessures des milliers de réfugiés « l’huile de la consolation et le vin de l’espérance ».

La Pâque du Seigneur devienne l’horizon éternel de la mission,  la garantie d’une vie future de paix et d’espérance pour tous.  

Côte d’Ivoire, 1er mai 2012
Père Stefano Camerlego, IMC
Supérieur général


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