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Durant les années mille neuf cent soixante, […] l’Institut des Missionnaires de la Consolata (IMC) comptait parmi les siens des membres d’expression française provenant du Canada. C’est ainsi que le Zaïre (maintenant appelé République démocratique du Congo, RDC) fut choisi. […] Les premiers IMC à être envoyés dans ce pays d’Afrique centrale furent des Québécois et d’autres missionnaires qui avaient œuvré au Canada français. Si les IMC sont venus au Zaïre, ils le doivent aussi au père Noé Cereda qui, après avoir enseigné quelques années au Canada, alla se spécialiser à l’université de Louvain en Belgique. Après avoir obtenu son diplôme en criminologie, […] il est allé enseigner à l’université Lovanium de Kinshasa […]. Il fut donc le premier missionnaire de la Consolata à s’installer au Zaïre, travaillant plus particulièrement au milieu des délinquants. Il a aussi fait bâtir un sanctuaire pour l’icône de la Vierge de Czestochowa que Jean-Paul II avait apportée au Zaïre lors de son premier voyage missionnaire en 1980. Ce sanctuaire devint la paroisse Mater Dei que les IMC administrent encore aujourd’hui dans la banlieue de Kinshasa.

En décembre 1972, le père Noé Cereda reçut à Kinshasa les deux groupes de missionnaires IMC destinés à la nouvelle mission des Missionnaires de la Consolata au Zaïre. Un premier groupe, composé des pères Richard Larose et Giovanni Venturini ainsi que du frère Alberto Donizetti, avait quitté Bruxelles le 18 décembre 1972 et le second, […] était parti de Rome le 19 décembre 1972. Le père Cereda les accueillit à Kinshasa, […] ils partirent le 21 décembre en direction d’Isiro au nord, ville centrale de la région où plusieurs communautés missionnaires avaient déjà établi leurs principales maisons.

[…] Les pères Larose et Venturini ainsi que le frère Donizetti, […]se dirigèrent vers leur nouvelle mission à Doruma. Ils y furent accueillis par un de leurs confrères, le père Antonio Barbero, IMC, qui, près d’un mois plus tôt, les y avait précédés. Le père Barbero avait été vicaire à la paroisse de la Consolata à Montréal. Il devint curé à Doruma et, plus tard, premier supérieur des IMC au Zaïre. […] Doruma avait été une ville prospère au temps de la colonie belge. […]

Le deuxième groupe […]se dirigea vers la mission de Wamba. […] Au moment de l’Indépendance en 1960 et au cours des guerres civiles et des violences qui s’en suivirent, de nombreux missionnaires, des religieux, des religieuses et des laïques y avaient été martyrisés, tués. […] Pendant les dix premières années de leur présence au Zaïre, les Missionnaires de la Consolata se sont établis dans les diocèses de Dungu, de Wamba et d’Isiro situés dans le nord-est du pays. […] Parmi les œuvres les plus engageantes des IMC, il faut nommer l’Hôpital Notre-Dame de la Consolata à Neisu, […] qui joue encore aujourd’hui un rôle très important […]. Vers la fin des années 1980, les IMC sont allés établir des missions dans les diocèses de Kisantu et de Kinshasa […] Ils ouvrirent le séminaire Antonio Barbero en 1981, acceptèrent la responsabilité de la paroisse Saint-Mukasa en 1984. Dans les années 2000, ils prirent la charge de deux autres paroisses : Saint-Hilaire et des Huit Béatitudes.

En RDC, les difficiles années 1990 furent marquées par des événements tragiques : le génocide au Rwanda qui a amené dans l’est des milliers de réfugiés, la chute de Mobutu et l’arrivée au pouvoir de Kabila. Les violences, les rébellions, les guerres civiles ont fini par obliger les missionnaires à abandonner leurs missions et à s’exiler. De 1998 à 2003, ces horreurs ont mené à la division du pays entre le nord et le sud et, conséquemment, obligé la séparation de la communauté des IMC du Congo en deux secteurs distincts : un au sud et un au nord, […] : Congo-Isiro au nord et Congo-Kinshasa au sud. Depuis plus de quarante ans, les Missionnaires de la Consolata assurent une présence extrêmement signifiante en République démocratique du Congo. Engagés dans l’évangélisation, la pastorale, la promotion humaine et sociale, la promotion de la justice, l’éducation, la santé, le développement des peuples, ils ont grandement contribué à soulager la souffrance et à améliorer la qualité de vie de milliers de Congolais.

(Extrait de l’article paru dans le numéro 313 de Réveil missionnaire)

 

 

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