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Couloirs humanitaires pour les réfugiés

Agence Fides

Adis Abeba, Éthiopie – En Éthiopie, il n’existe pas de structures médicales hautement qualifiées pas plus pour les autochtones que pour les réfugiés présents sur le territoire. Cependant, grâce à la création d’un certain nombre de couloirs humanitaires, de novembre dernier à ce jour, 327 réfugiés érythréens, somaliens et sud-soudanais sont arrivés en Italie, bénéficiant ainsi de structures hospitalières et d’assistance italiennes. D’ici la fin de cette année en arriveront 173 autres, fruit de l’opération organisée par la Communauté de San Egidio en collaboration avec la Conférence épiscopale italienne et le gouvernement italien.

Les couloirs humanitaires, explique à Fides Giancarlo Penza de la Communauté de San Egidio, « constituent un moyen pour faire arriver en Italie les réfugiés en les soustrayant aux trafiquants et avec la certitude que ceux qui arrivent réussiront à s’intégrer dans la société ».

L’idée en est née en 2011 face aux continuels naufrages en Méditerranée. Après une étude attentive des normes en vigueur, a été identifiée la possibilité, pour chacun des pays d’Europe, d’accorder un nombre annuel de visas d’entrée « à territorialité limitée », à savoir valides seulement dans le pays qui les a émis. « Le gouvernement italien a accepté la proposition de concéder des visas à des personnes vulnérables, les soustrayant aux voyages du désespoir » explique G. Penza.

En novembre dernier, est parti le premier groupe provenant d’Éthiopie. Il s’agissait d’enfants malades, de veuves et de jeunes ayant subi la prison et la torture. Ce sont généralement des personnes signalées par des organisations religieuses œuvrant sur place, mais également par l’Agence éthiopienne pour les réfugiés et par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. En Italie, ils sont accueillis par des familles, des associations, des paroisses qui les logent et les nourrissent, fournissant des cours d’italien et un soutien pour les formalités administratives. La contribution financière est offerte par la Conférence épiscopale italienne et couvre la majeure partie des coûts grâce aux fonds dérivant de la disposition fiscale connue sous le nom de 8 pour mille, l’opération ne coûtant donc rien à l’État. Le système, bien contrôlé, « permet de sauver des vies humaines » conclut G. Penza.

 

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