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Joseph AllamanoNotre Dame de la ConsolataSpiritualité de Joseph Allamano

Quatre réflexions du père Aventino Oliveira, IMC, sur la spiritualité du fondateur des Missionnaires de la Consolata

« Il faut bien faire le bien »

Il n’est pas facile de résumer en quelques lignes tout ce qu’a fait le bienheureux Joseph Allamano, fondateur des Missionnaires de la Consolata, prêtre du diocèse de Turin (Italie). Toute sa vie, il a vraiment été un homme et un saint « à plein temps », une personne qu’on ne peut pas réduire tout simplement aux circonstances de son époque.

 D’un côté, il a combattu les positions religieuses et intellectuelles trop sévères des jansénistes, qui fleurissaient encore en son temps, parce que Joseph Allamano croyait profondément en la miséricorde et au pardon inépuisable de Dieu. De l’autre, il a aussi vaillamment lutté contre les attitudes dites modernistes qui sapaient les fondements de la foi et de la vie spirituelle, en insistant sur les dimensions religieuses de l’existence et la présence de Dieu au coeur de nos vies.

Inutile de chercher des comportements hautains ou arrogants dans cette vie totalement dépensée pour les autres et pour Dieu!   Inutile aussi d’y chercher des belles paroles qui n’auraient pas été d’abord mises en pratique dans la vie de tous les jours du bienheureux. 

Après tout, n’est-ce pas lui qui disait à ses fils et à ses filles missionnaires : « Le bien, il faut bien le faire et en silence! » Pour Joseph Allamano, l’Évangile nous invite à donner le bon exemple, à témoigner de ce que nous vivons, mais sans sonner la trompette devant nos bonnes actions.

L’institut, une famille

Les pères du concile Vatican II ont enseigné : « La famille chrétienne doit manifester à tous les humains la présence vivante du Seigneur dans le monde et la véritable nature de l’Église » (Constitution sur l’Église dans le monde moderne, art. 48).

Ce fut dans sa famille que Joseph Allamano apprit comment être un bon chrétien, un bon prêtre et un saint. Ce fut là qu’il accueillit le don de la foi. De cette foi, il fit le noyau de sa vie, autour duquel il déroula toutes ses activités sociales et religieuses. Très tôt, il comprit que cette foi est si rayonnante qu’on ne peut la garder pour soi tout seul...

Il est donc normal qu’il parle souvent de sa famille à ses fils et à ses filles missionnaires. Il leur confie : « L’institut des Missionnaires de la Consolata n’est ni un collège ni un séminaire, mais c’est une vraie famille! » Comme un père auprès de ses enfants, le fondateur vient régulièrement à la maison-mère des pères et des frères, et après 1910 à celle des soeurs, et il rencontre tout le personnel, s’intéressant à chacun et à chacune.

« Vous devez vous aider les uns les autres dans vos travaux et partager les fatigues, en vous répartissant les tâches! » Il leur demande de « former une famille où il est agréable de demeurer, une famille où les membres ne sont pas comme des statues dans un musée, chacun dans son coin, comme les colonnes d’un édifice ou comme des prisonniers...  Vous devez vivre comme des frères d’une même famille, enseigne-t-il à ses missionnaires. C’est l’amour fraternel qui garantit le succès du travail apostolique, ajoutait-il. »

« Nous sommes tous responsables les uns des autres », et cela même dans le domaine spirituel, selon le bienheureux Allamano :  « Il faut donc se sanctifier non pas tout seul, mais avec les autres; ou bien vous vivez en famille, ou bien ça devient une prison! »

« Vous devez apprendre à vous faire des gentillesses [...] Je voudrais que chacun se réjouisse avec les confrères,  que vous vous aidiez autant que possible, que vous ayez de la délicatesse les uns pour les autres [...] Ah! si dans notre communauté tous cherchaient à faire plaisir, ce serait certainement une communauté idéale. »

Ce message du bienheureux est encore valide pour toutes les familles d’aujourd’hui.. 

Un homme de Dieu pour les humains

Le fondateur des Missionnaires de la Consolata fut un homme accompli, les pieds sur terre et le coeur en Dieu.

Son humanité éclate de multiples manières tout au long de son existence. La vie, ce grand don reçu de Dieu et de ses parents, il la vivait avec enthousiasme. Pour lui, Dieu est la vraie source de la joie. Il a toujours eu une grande compréhension des faibles, ce qui l’a poussé à une pratique constante de la charité envers les plus démunis. 

Mais en même temps, Joseph Allamano demeurait à l’écoute de l’Esprit qui guidait sa vie. Un exemple, nous le trouvons dans le développement de sa propre vocation : d’élève de saint Jean Bosco à étudiant au grand séminaire de Turin, jusqu’à l’acceptation de toutes ses responsabilités au sein de l’Église de Turin et de l’Église universelle.

Au début, il voulut fonder un institut missionnaire pour des prêtres diocésains qui accepteraient de passer quelques années en mission; c’est sous l’insistance de Rome qu’il accepte de fonder une communauté religieuse pour des missionnaires à vie. Plus tard, avec le même esprit, il acceptera de fonder les soeurs Missionnaires de la Consolata, sous la suggestion des autorités de l’Église.

Le bienheureux jouissait d’une grande liberté intérieure, parce qu’il était pour la vérité totale et totalement confiant dans la Providence. Il disait n’avoir jamais perdu le sommeil pour des questions d’argent, et nous savons combien ses œuvres avaient besoin de gros montants d’argent : restauration du sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Consolata, fondation de deux instituts missionnaires....
On retrouve cette même humanité dans les conférences qu’il prononçait à ses fils et à ses filles missionnaires; au lieu de conférences, il vaudrait mieux parler de « conversations »!  Il y laissait s’épancher l’abondance de son cœur, toujours dans un style simple et courant.

C’est ainsi que les saints sont à l’écoute de Dieu en même temps que de leur prochain.

Humain avec les humains

Le bienheureux Joseph Allamano croyait beaucoup aux vertus humaines et il en parlait souvent à ses prêtres, sœurs, frères et séminaristes.  « Bien faire le bien » était une de ses devises. Pour lui, le plus important n’est pas de faire des miracles, mais « de bien faire le bien ».  Il ajoutait :  « Après notre mort, sur notre tombe, on ne devrait pas écrire, il a fait des miracles, mais tout simplement il a bien fait toutes choses! »

àJoseph Allamano fut d’abord pleinement un homme, une personne humaine. Il savait valoriser les talents des autres en leur faisant confiance. Il travaillait fort pour former ses séminaristes à la coresponsabilité. De ses missionnaires, il exigeait la bonne éducation et le respect des convenances dans leur comportement. Quand il fut question de créer un habit religieux pour les sœurs de la Consolata, il en voulut un qui soit élégant et raffiné, parce que, dit-il, les sœurs doivent être « bien élevées et agiles ».

Il enseignait aussi : « Il faut excuser les fautes des autres, et voir d’abord leurs qualités...  Imiter les abeilles qui butinent seulement le bon suc des fleurs! Voir la paille dans l’œil du voisin et ignorer la poutre dans le nôtre, cela ne va pas!" »

Joseph Allamano fut un homme d’une grande bonté, une âme et un cœur capables d’accueillir toute l’humanité. Ce fut cette qualité qui prépara en lui un terrain propice à la croissance de la grâce de Dieu sur le chemin de la perfection. Cette capacité du cœur lui fit comprendre que nous sommes tous et toutes coresponsables du bien et du salut de tout le monde.



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